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03/11/2008 : « En Bulgarie il n'y a pas d'argent « chaud » et on ne s'attend pas à un retrait de capitaux »
« En Bulgarie, il n’y a pas de crise du système bancaire et la crise financière internationale ne se répercutera pas directement sur l’économie bulgare » c’est ce qu’a déclaré Ivaylo Kalfin, vice-premier ministre au cours d’une rencontre entre le gouvernement et des représentants des milieux d’affaires organisée par la Confédération des employeurs et des industriels bulgares.
Les retombées indirectes de la crise sont la réduction du volume des exportations bulgares et la diminution du flux d’investissements étrangers directs qui sont les moteurs de la croissance économique.
Et encore : « En Bulgarie il n’y a pas d’argent « chaud ». La Bourse bulgare n’utilise pas des instruments trop complexes qui sont à l’origine de l’intoxication des places financières. Elle est à l’abri de cet impact négatif. Il n’y a pas, chez nous, une quantité considérable d’argent « chaud » qui pourrait déstabiliser l’économie et la bourse. Les investissements qui sont venus en Bulgarie sont stables et on ne s’attend pas à un reflux rapide de ces investissements en 2009. »
Le gouvernement a adopté un train de mesures pour assurer l’atterrissage en douceur de l’économie bulgare.
Il s’agit en premier lieu de l’octroi de lignes de crédit aux PME par le biais de la Banque d’Etat du Développement. L’Etat garantira le fonctionnement du système financier et bancaire et soutiendra les grands ouvrages d’infrastructure et l’édification de nouvelles zones industrielles. Le cabinet prévoit un paquet spécial de mesures visant à stimuler les entreprises pour diminuer les dépenses énergétiques et encourager les innovations. Cela permettra de rehausser la productivité. Poursuivant la politique des années précédentes, la Bulgarie restera prudente dans la politique des revenus et dans la distribution des dépenses budgétaires.
« En temps de crise, on baisse les impôts » - affirment les auteurs des manuels d’économie, mais beaucoup de pays membres de l’Union européenne font augmenter les impôts, inquiétés par la menace de diminution des recettes budgétaires qui oblige l’Etat d’intervenir. Actuellement les impôts bulgares sont les plus bas dans l’Union européenne. Le gouvernement envisage-t-il une correction des impôts ?
« Nous ne toucherons pas le fardeau fiscal. Les risques pour le budget 2009 sont liés à la baisse du PIB. Nous envisageons un PIB de 37 milliards d’euros, un pronostic suffisamment conservateur – 4,7% de croissance économique. La baisse probable de la production fera diminuer les recettes budgétaires. »
Le vice-premier ministre est catégorique : « l’Etat dispose de suffisamment de réserves pour neutraliser les premiers impacts de la crise et pour soutenir le business. La conjoncture économique bulgare est très bonne, mais cela ne nous fait pas oublier les risques potentiels ».
BNR
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